La faim du temps

Hiver,
Nuit froide,
Os gelés,
Mains bleues,
Nez même plus rouge.

Portes du métro qui se ferment,
Chanson entamée,
Espoir de chaleur,
D’un repas,
D’une dose,
Et rien.
Rien du tout.
Sauf les moqueries.

Les moqueries, ça passe.
Mais le mépris.

Hiver ou été, c’est pareil,
Faim,
Fatigue,
Solitude,
Puanteur,
Manque,
Mépris.
Ou pire.

Toujours le mépris.
Et des bancs qui n’en sont plus.
Des bancs coupés en deux.
Des stations fermés.
Pas de lits,
Pas de repas,
Subsides dé-subsidiés.
Du mépris.
Ou pire.

Le mépris ça passe,
Mais l’indifférence.

L’indifférence.
L’indifférence, ça tue.

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