Court, 2
Une tasse de café,
L’odeur du tabac froid,
Le pain sec de la veille,
Trop plein d’amertume,
Mélancolie d’automne.

Une tasse de café,
L’odeur du tabac froid,
Le pain sec de la veille,
Trop plein d’amertume,
Mélancolie d’automne.
Bonjour à toutes et à tous,
Dans cette première chronique – format que j’inaugure aujourd’hui sur le site -, j’ai envie de parler de « mépris de classe ». Je viens d’écouter un épisode magnifique du non-moins magnifique Podcast d’Arte Radio, « Vivons heureux avant la fin du monde » (je vous conseille fortement de vous y abonner et des les écouter, vous gagnerez de l’humanité et de l’âme). Le titre de cet épisode ?« Chacun son beauf : à quoi sert le mépris de classe ».
L’odeur de l’origan,
La chaleur d’un été à deux,
La rivière,
Le chant d’une fauvette,
Et ta peau.
Bercés par les effluves,
Des guitares, des cuivres,
Qui mènent au-delà du perceptible,
Là où seule l’âme voyage,
Se désoriente,
Se perd et se mélange,
Vogue aux harmonies,
Entre New York et Philadelphie.
Hiver,
Nuit froide,
Os gelés,
Mains bleues,
Nez même plus rouge.
Une gorgée d’eau,
La terre est brune,
La terre est chaude,
Poussière sur les cailloux.
La sonate vingt-et-une de Beethoven, dans son premier mouvement, s’empare de moi au moment de déposer ces mots. J’aime écrire en musique. Pas toujours le même genre musical. Sans
exception, de la musique non chantée. Cette sonate, c’est la fougue, c’est la passion, un brin de folie, une énergie qui transporte, une nourriture vitale.