Les rues aveugles
Bercés par les effluves,
Des guitares, des cuivres,
Qui mènent au-delà du perceptible,
Là où seule l’âme voyage,
Se désoriente,
Se perd et se mélange,
Vogue aux harmonies,
Entre New York et Philadelphie.

Bercés par les effluves,
Des guitares, des cuivres,
Qui mènent au-delà du perceptible,
Là où seule l’âme voyage,
Se désoriente,
Se perd et se mélange,
Vogue aux harmonies,
Entre New York et Philadelphie.
Hiver,
Nuit froide,
Os gelés,
Mains bleues,
Nez même plus rouge.
Une gorgée d’eau,
La terre est brune,
La terre est chaude,
Poussière sur les cailloux.
La sonate vingt-et-une de Beethoven, dans son premier mouvement, s’empare de moi au moment de déposer ces mots. J’aime écrire en musique. Pas toujours le même genre musical. Sans
exception, de la musique non chantée. Cette sonate, c’est la fougue, c’est la passion, un brin de folie, une énergie qui transporte, une nourriture vitale.